15 décembre 2009 ~ 0 Commentaire

Dans la catégorie Qui suis-je ?

the sky is no limit!

Bonjour,

Après l’explication de texte sur le nom de ma société (cf. mon 1er billet : « atipyc, atipyc, … vous avez dit atipyc ? »), passons à une tentative d’éclaircissement sur le slogan associé : the sky is no limit!

Limite ? Quelle limite ?

Il y a, bien sûr, un clin d’œil au fameux « the sky is the limit! » : je continue, en effet, de penser qu’une bonne dose d’humour ne fait pas de mal dans toute gestion de projet qui se respecte.

Humour à part, le fait que « le ciel soit la limite » est déjà un beau message d’optimisme et de foi en l’avenir.Mais j’y trouve une limitation dans le fait que ce message n’indique qu’une seule direction possible (« vers le haut ! ») ce qui me paraît borner inutilement le champ des possibles. D’une certaine façon, cela me semble aussi induire un jugement de valeur sur la direction à viser pour progresser.

En fait, le « the sky is no limit! » représente bien, pour moi, le nécessaire décalage ou la rupture indispensable qui permettent de voir les choses sous un angle différent et ainsi de libérer complètement le champ des possibles.

La gestion de projet n’est pas un long fleuve tranquille et les réponses aux obstacles rencontrés ou à rencontrer ne coulent pas de source. L’innovation et la pensée latérale font partie du bagage de tout bon chef de projet.

Pour donner un autre exemple d’application de cette « disruption », inutile de chercher à expliquer des effets quantiques dans le cadre de la mécanique classique : on peut toujours tenter de raffiner celle-ci (the sky is the limit!), seul un changement radical d’approche (the sky is no limit!) permet de la dépasser.

Bon, je reconnais que ma métaphore quantique est un peu tirée par les cheveux (les cordes ?) …

La tour de Babel …

Un autre axe de lecture pour mon slogan est lié à la 2nde valeur que je défends : « Communication … tout projet est l’apprentissage d’un nouveau langage … »

Tout projet s’apparente, au propre comme au figuré, à la construction d’une tour de Babel.

Au propre, car tout projet est forcément un challenge avec sa part de risques et, donc, ses probabilités d’échec.

Au figuré, car c’est une grande prétention que de vouloir atteindre le ciel … rien de tel, dans ce cas, qu’une petite pirouette en déclarant que le ciel n’est pas la limite.

Et pour clore ce point babylonien, une autre leçon à tirer de cette tentative de construction pharaonique (?) est que la connaissance de la langue des autres (Métier, Informatique, …) ou au moins la volonté de les comprendre (les autres) est un pré-requis dans une gestion de projet saine.

Du coup, moi qui essaie de ne pas parler « franglais » ni de me la jouer consultant en baragouinant un jargon hermétique (un salmigondis ? un charabia ?), je vous avoue avoir pris grand plaisir à me forger un slogan dans la langue de Shakespeare

atipycally yours

Christophe Leroy

PS

Allez, une dernière analogie sur la notion de limite me vient à l’esprit en tiltant sur une chanson du groupe Téléphone de la grande époque, chanson qui n’est pas « Flipper » mais « Dure Limite » dont voici quelques paroles :

Les frontières, échec d’hier,

Et le mur de Berlin n’a pas,

N’a pas de fin,

Non, le mur de Berlin,

T’en a un, j’en ai un,

Il coupe la terre en deux

Comme une grosse pomme,

Il serpente entre deux terres,

Et te fais faire toutes les guerres,

Toutes les guerres …

Ce sont bien les frontières et les interfaces qui causent problème dans tout projet …

Abolissons les frontières entre le Métier et l’Informatique !

Et ce n’est pas une vaine incantation … le mur de Berlin est bien tombé 7 ans après la sortie de la chanson de Téléphone (il faut dire que le mur était tombé dans les têtes bien avant)

Comme quoi, il ne faut jamais désespérer : « It’s more fun to compete »

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