07 février 2010 ~ 0 Commentaire

Dans la catégorie Gestion de projet

The Strategy Paradox

Bonjour

Dans mon tout premier billet, je m’interrogeais : « mais que faire quand on a un parcours atypique ? » et comme réponse, je donnais « mais consultant, bien sûr ! »

A la réflexion, et pour faire actuel, je pense que ma réponse serait plutôt aujourd’hui : « mais coach, bien sûr ! ».

Quelque soit le terme, quel beau métier que celui de consultant  (ou coach … ou conseiller). Car comme nous le savons tous, les conseillers ne sont pas les payeurs ! Ou dit autrement, tant que le conseil reste au stade de la théorie (ie. au format Powerpoint ou équivalent en libre), il n’a pas à se colleter avec la nécessité.

Or, les grands stratèges consultants notent que, bien souvent, une entreprise qui gagne, est une entreprise qui définit une stratégie unique, qui s’y tient et qui se donne les moyens de la réaliser. Jusque là, rien de bien surprenant, me direz-vous. Certes ! Mais les mêmes grands stratèges notent aussi que cette stratégie « de mettre tous ces œufs dans le même panier » est celle qui présente le plus de risques en cas de variation du contexte.

J’emprunte une illustration de ce paradoxe d’un article (The Strategy Paradox) de la Harvard Business Review de Juin 2008,

the strategy paradox

Vous aurez noté l’avis (justifié) de la consultante dans la 1ère image et l’intervention surprise de l’ours dans la 3ème.

Je vous laisse aussi deviner le nombre de fois où ce type de mésaventure m’est arrivé dans l’implémentation d’un logiciel : l’ours prenant tantôt la forme d’un gros bug, d’une erreur de conception ou d’un changement de décision en cours de projet.

Quoiqu’il en soit, je reviens sur mon introduction et je la complète : « Quel beau métier que celui de consultant … Powerpoint ! »

Et, c’est ainsi que, cher lecteur, j’ai pensé à toi dans mon message de contact : « … avec votre implication concrète et mon engagement total … ». Moralité : ne délègue jamais à un consultant le sort de ton projet et demande-lui de « mettre les mains dans le cambouis »

Je reviens à la notion de « Strategy Paradox » en essayant de faire plus philosophique en me rattachant à la notion chinoise de Yin et de Yang. Sans y chercher les clés métaphysiques de compréhension de la nature profonde du monde, j’y vois 2 points à creuser pour la gestion de projet (… dans de prochains billets) :

-       La meilleure solution n’existe pas

-       Tout choix est arbitraire

A bientôt, pour développer ces sujets sans me mettre à dos tous les consultants du monde …

Et pour finir sur notre belle culture locale … En français, on pourrait traduire ce « Strategy Paradox » par deux dictons antagonistes : « Qui ne risque rien, n’a rien » et « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » !

Hmmm, …, finalement, les dictons, c’est un peu comme les consultants, il y en a toujours un pour dire ce qu’on veut entendre  :-)

atipycally vôtre

Christophe Leroy

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