01 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Dans la catégorie Gestion de projet

Le cadre limite l’image …

Bonjour

Eh oui, le retour (bis) !
A la demande générale de mes fans (followers ?) :-) , je reprends la plume après une trop longue période d’abstinence.
En fait, je m’aperçois que la fréquence de mes posts correspond parfaitement à mes périodes d’inter-mission. Je vous avoue être impressionné par les personnes qui réussissent à alimenter leur blog régulièrement tout en étant prises par leur travail quotidien : bravo à elles !

Aujourd’hui, un sujet qui m’est venu suite aux débats actuels sur la crise (ou la Crise ?) et qui m’ont fait penser à des situations rencontrées de nombreuses fois sur des projets informatiques : le cadre limite l’image …

Qui n’a pas entendu au moins une fois l’expression « Le tout est plus que la somme des parties » ? (une brève recherche par Google remonte des infos comme « Aristote » et « holisme ». Ce point n’a rien à voir avec le sujet mais je trouvais que cela faisait « culturel », surtout un 1er avril). Etant de nature optimiste, j’ai une tendance naturelle à effectivement adhérer à cette expression. Ma formation scientifique m’incline aussi à pencher en sa faveur (qu’on pense à l’auto-organisation complexe émergeant d’un grand nombre de systèmes simples).
Cependant, je n’oublie pas avoir utilisé « Yin & Yang » comme tag et j’ai donc considéré la vision selon laquelle le tout peut limiter les parties ou, dit autrement, « il est difficile de faire mieux que le système ne le permette » ou encore « le cadre limite l’image … ».

Afin d’illustrer mon propos, je vais prendre quelques exemples hors et dans l’informatique

Steve Jobs
Considéré par certains comme un génie ou un visionnaire. En tout cas, nous conviendrons tous qu’il s’agit d’une figure marquante de l’informatique « grand public ». Steve Jobs est né en 1955 à San Francisco (USA). Quelle aurait été la carrière de Steve Jobs s’il était né en 1955 de l’autre côté du Pacifique à Vladivostok (URSS) ? Je pense que nous serons tous d’accord sur le fait qu’il n’aurait jamais créé Apple (ou plutôt ??????). On peut même se risquer à supputer que ses qualités vu de l’Ouest auraient été perçues comme des défauts vu de l’Est (version moderne de « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà »).

La mécanique quantique
J’ai déjà utilisé cet exemple dans un autre de mes posts mais je ne peux pas m’empêcher de le reprendre : on ne peut pas expliquer les effets quantiques dans le cadre de la mécanique classique. Les tentatives en ce sens se sont soldées par l’application de rustines successives qui n’ont fait que complexifier le modèle sans apporter la réponse adéquate.

Le discours managérial
Exemple véridique : j’ai vécu une réunion à destination de l’équipe IT où le PDG de l’entreprise était intervenu avec les termes suivants : « Mesdames et Messieurs les informaticiens, faites-nous rêver ! ». Jusque là, tout allait bien mais deux jours plus tard, mail du responsable IT à toute l’équipe pour annoncer que les budgets seraient rognés de 10 à 20% … moralité « faites-nous rêver … avec du scotch et des bouts de ficelle » … dommage, l’image était belle mais le cadre manifestement trop étriqué.

Darwin
Les dinosaures ont vécu plus de 150 millions d’années (ce qui, au passage, doit nous faire méditer sur la « supériorité » de l’homme). mais un brusque changement de cadre (météorite et/ou volcanisme) a conduit à l’émergence des mammifères (dont l’homme).

Les projets IT
A mes yeux, la complexité des projets IT est très liée aux multiples cadres qui y sont appliqués : cadre humain (un projet est avant tout limité par les personnes qui y sont affectées), cadre Métier ( … « finalement, on veut quoi ? » …), cadre technique (qui n’a pas connu un projet où les performances ont amené à revoir la copie), cadre organisationnel (ou l’art de naviguer entre le micro-management et le chaos), …
La résultante de l’intersection de ces différents cadres conduit souvent à une image finale réduite sinon inexistante. Mon plan d’action sur ce sujet est de commencer par la fin, de mettre en production au plus vite une première image et, ensuite, d’élargir le cadre.

En conclusion, je rebouclerai sur ma réflexion première par rapport à la crise : on ne dépassera pas les problèmes actuels et futurs en appliquant les cadres de pensée du passé.
Et, comme nous sommes le 1er avril, je proposerai une solution élégante à la question des retraites :
Etre en retraite de 0 à 40 ans (je suis prêt à négocier sur la limite à 40 ans) et travailler ensuite sans limite …

bonne peinture !

le cadre limite l'image

Christophe Leroy

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